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Ma vision de l’exploitation animale

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(article initialement écrit en octobre 2012, revu et corrigé par mes soins en Décembre 2013, amélioré en Mars 2016.)

En Mars 2010, j’ai pris la décision de tout faire pour cautionner le moins possible l’exploitation animale.

Cela étant, j’ai eu la chance de pouvoir faire ce choix puisque je vis dans un milieu où ma survie ne dépend pas d’une exploitation animale. Je veux dire par là, que je ne condamne aucunement les peuples n’ayant d’autres choix que de manger des animaux où utiliser des ressources animales pour leur survie (ex : certains peuples d’Afrique, peuples nomades ou les habitants des zones extrêmes telles que les pôles ou les zones arctiques.)

Pourquoi cette décision de ne plus cautionner l’exploitation animale ?

Avant Mars 2010, l’idée de devenir végétarienne m’avait déjà effleuré quelque fois. Je ne mangeais presque plus de viande, ni de poisson. Quant à l’exploitation animale, je n’imaginais tout simplement pas l’ampleur qu’elle pouvait avoir.

C’est un film qui a été mon déclic principal. En 90 minutes, je suis passée de quasi végétarienne à végé… et cela va encore plus loin. Car ce que j’ai vu dans ce film m’a bouleversée, révoltée, fait hurler, donné envie de vomir… C’était d’une violence inouïe. Et c’était d’autant plus violent que je me rendais bien compte que j’étais complice de la plupart des scènes que j’ai vu ce jour là. Ce film s’appelle Earthlings. C’est un film documentaire américain de Shaun Monson sorti en 2005, et dont la réalisation a nécessité cinq années de travail et d’investigations. Il montre (à l’aide entre autre de caméras cachées) le traitement des animaux destinés à la nourriture, à l’habillement, aux divertissements et aux recherches scientifiques. Le narrateur est Joaquin Phoenix, et la bande originale est signée Moby. Ce film a reçu de nombreuses récompenses. Mais là n’est pas la question.

Ce fut un véritable choc. Après une minute ou une heure, je ne saurais dire, de mal-être absolu, je me suis dit qu’il fallait absolument que je fasse quelque chose. La solution la plus facile, la plus évidente et à mon avis la plus efficace était de changer mon mode de vie, de changer mon alimentation, de faire attention à mes achats ; ce que j’ai commencé à faire le jour même… Attention ! Je le répète, je ne suis ce mode de vie que depuis Mars 2010, avant cela, oui j’ai aimé la charcuterie, oui j’ai porté du cuir, oui j’ai bu du lait… je ne l’oublie pas. Je ne vous juge donc pas, je veux simplement expliquer ce que fut mon cheminement, mes réflexions et partager quelques informations.

Je vais à présent tenter de vous expliquer point par point les changements que j’ai opéré et pourquoi.

Pourquoi est-ce que je ne mange plus de chair animale (viande, poisson, fruits de mer) ?

 Afin de ne pas m’embrouiller (et vous embrouiller!) je vais séparer mes raisons en plusieurs catégories. Mais pour moi, toutes ces raisons sont aussi valables les unes que les autres et forment un tout cohérent.

Souffrance animale :

Il est scientifiquement prouvé que les animaux, tout comme les animaux humains que nous sommes peuvent souffrir. Je dirais même que tout comme nous, ils recherchent le confort, des partenaires, ils aiment jouer, manger, élever leurs petits… vivre, tout simplement.

Or, en élevage, les animaux sont dans des cages trop petites (cela dit, même plus grandes, des cages restent intolérables), mal éclairées, la plupart ne verront jamais la lumière du soleil, mangent une nourriture non variée et souvent éloignée de celle qu’ils auraient choisis en milieu naturel. Les animaux d’élevages passent une vie de souffrance, de stress, certains deviennent fous et tombent dans le cannibalisme (c’est pourquoi on leur lime les dents ou on leur coupe les queues, comme cela se fait avec les porcelets qui se mangent entre eux), les poules ont les becs coupés, la plupart des animaux sont entravés, et leur existence se résume à manger, excrémenter, et attendre la mort sans bouger librement.

Les élevages concentrationnaires représentent l’immense majorité de ce qui se fait en France et dans le monde. Les fermes « familiales », ou les élevages en plein air et biologiques sont très minoritaires. Mais que les poules, vaches ou cochons sortent de fermes ou d’élevages industriels, ils montent tous dans le même camion qui les conduit tous au même endroit, l’abattoir.

Dans ces lieux, comme hélas cela se fait de plus en plus dans notre société, rapidité et rentabilité sont de mise. Bon nombre d’animaux échappent, à cause de la cadence infernale qui est imposée, à l’étourdissement préalable (qui au passage n’est autre qu’un projectile dans le cerveau qui laisse l’animal vivant, mais en principe « inconscient »), et c’est souvent que les animaux sont égorgés vivants et beaucoup crient et se débattent encore lorsque pendus à leur crochets ils arrivent à la machine qui va les vider, les découper ou les ébouillanter selon leur espèce.

La souffrance dans les élevages et dans les abattoirs est indéniable, sans parler du stress, de l’odeur de la mort et du sang, des animaux qui voient ce qui arrive à leurs congénères et qui sentent arriver leur tour.

Grands oubliés, les poissons dont la mort ne se chiffre pas en nombres d’individus, mais en tonnes, sont eux aussi pourvus de capteurs sensoriels très actifs et ressentent eux aussi la douleur… même s’ils ne peuvent pas hurler.

Impact écologique :

L’industrie de la viande est très polluante. Les rejets dans l’air des élevages produisent dans l’air plus de gaz à effet de serre que tous les véhicules motorisés du monde réunis. Il faut aussi prendre en compte la pollution de l’eau avec les excréments rejetés dans les rivières, nappes phréatiques, sources, littoraux.

L’eau potable est gaspillée. Pour produire 100 grammes de boeuf, il faut 25 000 litres d’eau.

L’élevage est aussi le principal responsable de la déforestation dans le monde : Au Costa Rica par exemple, 80% des forêts vierges ont disparu pour laisser place à de l’élevage de bovins ou à la culture de grains pour le bétail. Les principaux propriétaires sont des géants de la restauration rapide.

On observe également l’accumulation de métaux lourds dans les sols (cuivre, zinc, sélénium, cobalt, arsenic, fer, manganèse…). Ils proviennent de l’alimentation des animaux d’élevage et des résidus d’antibiotiques utilisés contre les infections ou pour favoriser leur croissance. Excrétés, ils polluent ainsi durablement notre environnement.

Il ne faut pas oublier les élevages de poissons qui produisent eux aussi d’énormes quantités de déchets. Par exemple, selon les chiffres du Réseau Cétacés, l’aquaculture de saumons en Écosse rejette chaque jour autant de déjections que les 600 000 habitants d’Édimbourg.

Sans parler des ravages causés par la surpêche et la pêche industrielle. (rejets de poissons morts, ratissages des fonds marins etc…)

Faim dans le monde :

L’élevage nécessite des quantités de terres et d’eau qui pourraient être utilisées pour cultiver de la nourriture pour les êtres humains.

La consommation de viande constitue la manière la plus efficace de gaspiller de la nourriture. Le bétail consomme en effet d’énormes quantités de grains et de céréales : on considère que pour produire 1kg de viande de boeuf, il faut 16 kg de céréales. Combien d’humains nourrit t-on avec un kilos de bœuf ? Combien d’humains nourrit-on avec 16 kg de céréales ?

Une image permet de donner une idée de l’ampleur du gaspillage : si le monde entier devenait végétarien, la Terre pourrait facilement nourrir 15 milliards de personnes (plus du double de la population mondiale actuelle). A l’inverse, si tout le monde voulait adopter une alimentation carnée selon le modèle français, il faudrait doubler la superficie de notre planète pour pouvoir y héberger tous les animaux d’élevage nécessaires, et les cultures pour les nourrir.

Alors lorsqu’on me dit « au lieu de t’occuper des animaux, occupe toi plutôt des humains », je ne peux que répondre que tout est étroitement lié.

Près d’1 milliard d’être humains souffrent de la faim.

Chaque année 760 millions de tonnes de céréales sont données au bétail. Pourquoi consommer les protéines à travers le corps d’un autre être alors qu’en les mangeant directement on pourrait permettre à tout le monde de se nourrir ?

Santé des êtres humain :

Au delà des problèmes de pollution évoqués plus haut, la consommation de viande s’avère excessivement mauvaise pour la santé humaine.

Notre système digestif n’est absolument pas fait pour digérer de la viande. L’intestin des humains est beaucoup trop long, ce qui crée des problèmes de macération et de putréfaction. Les carnivores ont un intestin très court parce-que la viande doit être digérée très vite pour ne pas pourrir. Si le parcours est trop long, comme c’est le cas pour nous autres humains, la viande a le temps de libérer ses toxines qui sont absorbées par la muqueuse intestinale avant de passer dans le sang. Ces déchets toxiques (urates, acide lactique, corps gras saturés, albumine) et les purines de la viande sont très difficiles à éliminer par le foie et les reins. Ce surcroît de travail fatigue et encrasse à la longue ces organes.

Les protéines contenues dans les fruits, légumes, légumineuses, céréales etc… sont bel et bien des protéines mais sans cholestérols, mauvais gras et autre poisons. Pour faire simple, les protéines dites végétales sont tout simplement… saines.

Petit résumé :

J’ai donc arrêté de manger de la viande car je refusais de cautionner la souffrance animale, je voulais un mode de plus le plus écologique possible, qui permet de résoudre la faim dans le monde tout en restant en bonne santé.Je n’ai pas cessé de manger de la viande pour des raisons de sentiments dégoulinants d’amie des bêtes un peu gaga. Il s’agit de cohérence et de volonté de justice.

Parlons un peu du spécisme. Vous connaissez bien sûr les concepts de racisme et de sexisme ? Dans un cas, une « race » est prétendue supérieure, dans l’autre, c’est un sexe qui est mis en avant de manière tout à fait arbitraire. Pour moi, le spécisme serait donc une espèce mise en avant, au détriment d’une autre et je vois au moins deux manifestations possibles de ce phénomène. Premier exemple. Prenons un chat et une vache. Qui allez vous caresser, qui allez vous manger ? Pourquoi ? Quiconque a déjà vécu avec un chien ou un chat sais de quelle affection, fidélité et intelligence sont capables ces animaux. Pourquoi caresser une espèce et en torturer une autre ? Les poules, les vaches, les brebis et autres animaux ne méritent-ils pas aussi nos caresses, ou tout simplement que nous les laissions vivre ?

Deuxième exemple de manifestation du spécisme : l’animal humain et sa prétendue supériorité sur les autres espèces. Supériorité qui, croit il, lui donne le droit de vie et de mort sur des animaux alors que la survie de son espèce n’en dépend pas. Je ne veux pas que tout le monde caresse les chiens et les vaches, je voudrais juste que chaque animal ait le respect minimum qu’il mérite. À savoir, le droit de vivre.

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Mais alors… qu’est ce que je mange ?

 La question que l’on me pose le plus souvent lorsque j’explique être végé est « Mais où trouves-tu tes protéines ? » Le principal est avant tout de bien assimiler les protéines. Or, les protéines contenues dans les végétaux sont entièrement assimilées par le corps, contrairement à celles contenues dans la viande. Combinés avec des céréales et des légumineuses, les végétaux offrent toutes les protéines dont a besoin un corps humain. Je mange donc des fruits et des légumes bien sûr, mais aussi des légumineuses (haricots secs, azuki, haricots blancs, rouges, verts, fèves, lentilles vertes ou corail, pois chiche, pois cassés, etc…), céréales (avoine, blé, boulgour, couscous, épeautre, kamut, millet, orge, quinoa, riz, sarrasin, pâtes, muesli etc…), féculents, noix et graines (noix, noix de cajou, noix de pécan, noisettes, amandes, pistaches, noix de coco, pignon de pin, cacahuètes, graine de sésames, de tournesol, de courge, de pavot, graines germées, purée d’amande etc…), fruits secs, oléagineux

(huile d’olive, huile de germe de blé, de tournesol, chacune ayant son goûts et ses vertus). Vous voyez, je ne mange pas que des carottes . Et comme avant, je mange des crêpes, des pizzas, des tartes et que sais-je encore ? Je suis toujours aussi gourmande.

Tout ceci remplace largement la viande. Mais parfois, et c’est souvent pour étonner des amis et leur faire goûter, il m’arrive de manger des « similis carnés » ou de la « charcuterie végétale». Souvent à base de pâte de blé combinée aux bonnes épices et bons ingrédients végétaux, ces aliments sont bluffants. Ainsi il m’arrive de manger du petit salé ou du chorizo entièrement végétaliens.

Pourquoi ai-je arrêté de consommer des produits laitiers ?

 Comme pour une femme, pour qu’une vache produise du lait, il faut qu’elle ait un veau. Dans l’industrie du lait, tout commence par un viol ; c’est un bras ganté qui s’introduit dans le corps de la vache. La plupart des vaches laitières ne connaitront jamais un taureau. Il faut que la reproduction soit rentable et sûre à 100%, donc, c’est la main de l’homme qui insémine. Le veau nait. On le retire aussitôt à sa mère, il ne faudrait surtout pas qu’il vole le lait destiné aux humains. Le veau va grandir quatre mois dans un box, attaché, nourrit de substituts de lait et de médicaments pour grossir bien vite. Sa misérable existence prendra fin dans un abattoir sans qu’il n’ait vu la lumière du soleil. Quant à la vache, elle cri pour appeler son veau pendant plusieurs jours. Mais elle est mère et produit donc du lait. Alors une machine la trait. Cette machine la blesse et les pis s’infectent, on la bourre donc d’antibiotiques en plus des substances qu’on lui donne déjà pour qu’elle produise plus. La machine récolte le lait qui aurait du être la nourriture du veau mort, mais elle récolte aussi du pue et des restes de médicaments.

L’espérance de vie d’une vache est environ de 20 ans.

Traitées, ou plutôt maltraitées comme elles le sont dans l’industrie laitière, les vaches ne survivent que 4 ans maximum à leur terrible sort de « machine à lait »… avant de finir comme leur veau, dans les assiettes… rachetées par les chaines de restauration rapide à peu de frais.

Voilà donc les souffrances qui se cachent derrière le lait.

De plus, contrairement à ce que l’on entend dire partout (le lobby laitier est puissant), le calcium contenu dans le lait de vache (et des autres animaux) n’est pas assimilé correctement par notre organisme. En effet, le lait est trop riche en protéines qui, pour être éliminées par le corps, obligent celui-ci à mobiliser son propre calcium.

Du ce fait, les produits laitiers sont eux-même l’une des principales causes de l’ostéoporose.

Mauvaise pour nous, mauvaise pour la planète, mortelle pour les animaux, l’industrie du lait n’est bonne que pour ceux qu’elle enrichie.

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Mais alors, qu’est ce que je bois ?

 Pour un produit que j’ai arrêté, j’en ai découvert une dizaine d’autres. Je me régale des « laits » végétaux. Mes préférés sont les laits d’amande et lait de riz, mais il existe aussi des laits de noisette, châtaigne, quinoa grillé, coco, avoine etc…

Dans les céréales le matin, dans les plats cuisinés ou dans un verre pour le plaisir, ils sont beaucoup plus digestes et, mais ce n’est que mon avis personnel, bien meilleur au goût et à l’odeur que le lait des animaux (destinés à la base à leurs petits).

Pourquoi est ce que je ne mange (presque…) plus d’œufs ?

Il existe, deux sortes de poules (créées par les humains). Les poulets de chair, qui grossissent bien vite, et les poules pondeuses. Inutiles d’expliquer ce qui arrive aux poulets de chair. En ce qui concerne les poules pondeuses… deux cas de figure. Les poules de batteries (cages minuscules, ne verront jamais le soleil, ne font que manger, pondre et mourir) et, deuxième cas de figure, les poules élevées en plein et air et qui pondent des œufs labellisés.Avant même de devenir végétarienne je refusais d’acheter des œufs de batterie. Mais alors, vous demandez-vous probablement, pourquoi ne pas acheter les œufs plein air ?

À cause des poussins mâles. Connaissez vous le métier de sexeur ? Il s’agit d’une personne dont le travail consiste à trier des caisses entières de poussins par sexe. Et là, c’est malheureusement très simple. Les poussins femelles de la race des pondeuses vont… pondre. Les poussins mâles ne pondent pas, et n’étant pas de la race dite de chair, ils ne grossissent pas assez vite, ne sont pas assez rentables. Dans cas, on s’en débarrasse. Un tapis roulant sur lequel ils sont jetés sans ménagement les emmène vers leur destin : une broyeuse…. pour les plus chanceux puisque c’est une mort relativement rapide. Les autres seront entassés par centaines dans des sacs plastiques dans lesquels ils vont suffoquer lentement avant d’être incinérés.

Mais alors comment je fais des crêpes et des gâteaux ?

 Et bien je n’en fais plus. Non, bien sûr, je plaisante. Hors de question de me passer des crêpes par exemple. Il existe de nombreuses astuces pour remplacer les œufs dans une recette. Ma préférée et celle que j’utilise justement pour les crêpes, pancakes, gâteaux, clafoutis etc… consiste à remplacer un œuf par une cuillère à café de fécule de maïs et deux cuillères à soupe d’eau, brassées dans un bol et incorporées à la recette. Tout simplement. Et ça fonctionne. Promis.

Pourquoi je refuse les produits testés sur les animaux ?

 La vivisection, ce sont des tests effectués sur des animaux vivants. Les vivisecteurs leur inoculent des maladies, les intoxiquent, créent des tumeurs et des cancers douloureux, endommagent volontairement des organes, etc. Les plus « chanceux » sont les animaux qui servent de témoin aux expériences et restent indemnes jusqu’à leur euthanasie.

Outre des problèmes éthiques évidents (puisque rappelons le, comme nous les animaux ressentent la douleur, le stress, la peur…), se posent également des problèmes d’efficacité de ces tests, puisque aucune espèce n’est le modèle biologique d’une autre et les résultats des expériences ne sont pas transposables aux humains. En fait, les tests sur animaux freinent la recherche médicale et cachent les effets secondaires des produits chimiques qui nous entourent. Notre santé est clairement sous l’influence de notre mode de vie : alimentation, pollution, santé, etc… mais est aussi dépendante de notre patrimoine génétique. Ces facteurs ne peuvent pas être re-créés chez l’animal. Un exemple : on sait très bien qu’il ne faut pas donner de la pénicilline à des cochons d’Inde parce que c’est un poison pour eux alors que cet antibiotique a sauvé des millions de vies humaines. Inversement, de nombreuses substances testées avec succès sur les animaux se sont révélées dangereuses pour les humains (rappelez vous du scandale des médicaments soudain retirés du marché).

En ce qui concerne les tests effectués pour des produits cosmétiques (shampooing, maquillage, gel douche, dentifrice ou autres), mais aussi les produits ménagers, il est important de savoir que si les tests sont effectués, c’est parce que les industriels connaissent la dangerosité des produits qu’ils utilisent dans leurs formules. Les produits biologiques ou à base de végétaux sont généralement non testés.

Pour s’y retrouver, c’est assez simple finalement, si aucune mention « non testé sur les animaux » ne figure sur l’emballage… c’est que c’est testé. Les chiots, chatons, singes, lapins, souris et autres n’ont pas à mourir pour des tests cruels et non efficaces. Il est temps de mettre fin à ces pratiques barbares, sadiques et dangereuses.

Comment acheter des produits non testés sur les animaux ?

 Tout d’abord, en lisant les emballages et en recherchant la mention « non testé sur les animaux ». Il existe aussi sur internet des listes très complètes de produits non testés, classés par marques, par catégories de produits (maquillage, crèmes solaires, dentifrices, produits vaisselle etc…).

Je vous assure que faire mes courses n’est pas devenu un enfer pour autant, de plus je suis heureuse de savoir que mes achats ne contribuent pas à la cruauté. N’oubliez jamais le pouvoir de vos achats… si on n’achète plus, ils ne produisent plus.

Pourquoi je refuse au maximum de porter du cuir et pourquoi je n’ai jamais porté de la fourrure ?

 Je pense qu’il est inutile à présent que je m’attarde sur les problèmes éthiques

que me pose le fait de porter sur moi la peau et les poils d’un cadavre d’animal. Si je refuse de les manger, je ne vais pas accepter de cautionner le massacre pour une veste, un sac ou un vêtement dont ma survie ne dépend pas puisqu’il existe beaucoup d’autres matières qui ne nécessitent pas qu’un animal soit écorché vif et laissé agonisant.

(Petite précision : le cuir souple ne provient pas de vieilles vaches qui auraient vécu leur vie, mais de veaux tués pour leur viande et leur cuir. Quant aux cuirs les plus souples, ils proviennent de veaux pas encore nés, arrachés du ventre de leur mère tuée pour « l’occasion ».)

Cuir, fourrure et environnement :

Tout comme pour la viande, se pose le problème de l’élevage (toutes les bêtes élevées pour le cuir ne sont pas systématiquement mangées) ; on compte des centaines millions d’animaux dans le monde destinés à être massacrés pour leur peau ou leur fourrure. Imaginez l’espace qu’il faut déboiser pour leur élevage et leur alimentation, la quantité d’eau potable nécessaire à leur besoin et les millions de tonnes de déchets qu’ils rejettent dans les nappes phréatiques et l’air. Les industries du cuir et de la fourrure rejettent de monstrueuses quantités de méthane, un gaz à effet de serre, contribuant au réchauffement climatique mais sont également à l’origine d’une déforestation massive.

Les tanneries utilisent une importante quantité d’eau et de composés chimiques (pour la plupart toxiques) afin de façonner, assouplir et teinter les peaux avant leur commercialisation. En effet, le cuir et la fourrure étant issus d’un être vivant, sont, comme toute matière vivante soumis à la décomposition. Les produits chimiques servent à empêcher ce phénomène naturel.

Le tannage et les autres procédés du traitement sont donc extrêmement polluants pour l’air, l’eau et la terre.

Cuir, pollution et délocalisation :

L’industrie du cuir pose de graves problèmes éthiques en ce qui concerne les animaux, l’environnement mais également les humains. De nombreuses tanneries sont installées en Tunisie ou au Bangladesh par exemple et leurs activités posent des problèmes environnementaux et sanitaires très graves. Les produits chimiques, (environ 300 substances toxiques différentes), sont rejetées après utilisation directement dans les cours d’eau avoisinants. Il n’existe aucun traitement des déchets qui sont déversés dans les rivières. Par la suite, cette eau sert à arroser les cultures au Bangladesh par exemple. En Tunisie, sur 440 entreprises, seules 2 possèdent un système d’épuration.  De plus, ces tanneries n’offrent peu ou aucune protection aux travailleurs (parfois des enfants) qui travaillent à longueur de journée dans les produits toxiques. La plupart souffrent de graves problèmes de santé et leur espérance de vie s’en trouve dramatiquement réduite. Au Bangladesh on exporte chaque année l’équivalent de 141 millions d’euros de peaux tannées, majoritairement vers l’Europe afin d’alimenter une industrie de la chaussure et de la maroquinerie bon marché. Voilà ce qui se cache derrière le cuir, de la souffrance animale, humaine et une catastrophe écologique.

La fourrure est magnifique… sur un animal vivant. On peut s’habiller sans cruauté… et surtout rester lucide en ne succombant aux caprices imposés par la mode et l’appât du gain ; mais les vraies victimes de la mode, ne l’oublions pas, ce sont avant tout les animaux.

Est ce que je dois marcher pieds nus ?

 Non. J’ai d’ailleurs une chouette paire de rangers… en simili cuir végétal.

De nombreuses grandes marques commencent à produire des gammes végétales et on trouve de belles chaussures, de qualité, sans cuir. Et souvent, il faut le savoir ou regarder très attentivement pour voir la différence.

En ce qui concerne les canapés, vestes, sac à main etc… je ne vais pas vous faire l’offense de vous expliquer que le cuir n’est pas la seule matière possible et que de nombreuses alternatives éthiques et plus écologiques existent.

Mon point de vue sur les cirques avec animaux :

 Tout d’abord, je pense que le cirque peut être un spectacle de qualité, magique, avec des personnes talentueuses. La présence d’animaux dans un cirque gâche à mes yeux tout son mérite.

Les animaux, sauvages ou non, n’ont pas à passer leur vie sur la route, derrière des barreaux ou exposés aux lumières, à la musique, aux cris des spectateurs surexcités. Comme nous les animaux ressentent l’ennui. Avec vous vu ces éléphants névrosés qui se balancent de droite à gauche, la patte enchainée ? Ou ce tigre et ce lion qui tournent en rond dans leur cage, rendus fous par la privation de liberté ? Qu’est ce qui peut bien pousser un animal tel qu’un éléphant à prendre des positions inadaptées à sa masse et à son corps (comme en équilibre sur un tabouret par exemple) ? La récompense ? Non. C’est la peur. Des dires mêmes de dresseurs, seule la terreur permet d’obtenir des animaux sauvages l’exécution d’un numéro contre nature pour eux. Fouets, bâtons, piques, aiguillons électriques font partie de la panoplie des dresseurs pour dompter les animaux. Privation de sommeil, privation de nourriture, intimidation, rien ne leur est épargné. Et c’est ainsi que les animaux sont sur les routes, transportés dans d’étroites roulottes, attachés au bord des routes, privés de leur milieu naturel, subissants des conditions climatiques pour lesquelles ils ne sont pas fait. Leur seules sorties sans les chaines ou hors des cages sont lors des représentations, aveuglés, assourdis, stressés par les cris et les applaudissements.

La seule issue pour ces animaux est la mort. Animaux très intelligents et sensibles, beaucoup d’éléphants se laissent mourir.

Mon point de vue sur les marinlands  et les zoos :

Les marinlands :

Le sort des animaux marins (dauphins, orques) utilisés dans les delphinariums et autres marinelands est une fois encore, tout sauf enviable. La capture de ces animaux sauvages est violente . Ils sont poursuivis jusqu’à épuisement, ils sont ensuite attrapés et montés à bord des bateaux au moyen de filets et de pinces. Cela est extrêmement traumatisant pour ces animaux sensibles et intelligents. De plus, cela l’est autant pour ceux qui ont été capturés que pour les autres, car les dauphins vivent en groupes stables au sein desquels chaque individu possède un rôle bien établi. Les orques sont quant à eux parmi les animaux les plus intelligents de la planète et vivent en familles, chaque famille ayant ses propres rituels et son propre langage. Les séparer les rends dépressifs et psychotiques.
Ensuite, les méthodes de dressage sont les mêmes pour les dauphins et les orques : il s’agit d’un chantage par la faim et les animaux sont contraints d’exécuter les tours s’ils veulent manger. S’ils ne font pas ce qu’on leur demande, ils ne mangent pas. Les animaux sont maintenus dans la perpétuelle attente de poissons déjà morts, ce qui est contraire à leur instinct naturel.

Les conditions de détention et la privation de liberté sont très dures : dans la nature, les dauphins vivent en groupes, et peuvent nager plus de 70 km par jour. Grand plongeurs ils peuvent aller jusqu’à 500 m de profondeur. En captivité, ils vivent dans des bassins en béton, dans lesquels ils nagent en ronds. Cela est pire pour les orques qui, plus grands ont donc encore moins de place pour se mouvoir dans les bassins ; dans l’océan, les orques parcourent jusqu’à 160 km chaque jour. Ils passent des heures à sauter, plonger, chasser, jouer et à communiquer avec les autres membres du clan. La plupart des orques prisonniers des marinelands meurent avant d’avoir 20 ans. Dans son milieu naturel, une femelle peut atteindre plus de 80 ans et un mâle 50 à 60 ans.

Comme pour les animaux des cirques, lors des représentions le bruit est assourdissant (cris, applaudissements) et cela est très pénible pour ces animaux marins dont l’ouïe est très fine.

Les zoos :

Les zoos sont avant tout des lieux où les animaux sont privés de liberté, qu’il s’agisse de cages ou d’espaces plus grands, jamais les pensionnaires n’y retrouvent une superficie aussi grande que celle que pourrait avoir leur territoire dans la nature. De nombreux zoos proposent d’organiser le cadre de vie des animaux de manière à faire oublier aux visiteurs que les animaux sont loin de chez eux : peintures en trompe l’œil, piscines, iles ou icebergs de plexiglas ou de béton , il s’agit de décors fait pour charmer le public plus que pour les animaux captifs, qui se trouvent loin de leur biotope d’origine, ou de leur pays d’origine. Aujourd’hui, de plus en plus d’animaux naissent en captivité. Les animaux nés en captivité, nourris par les humains, n’ayant à vaincre aucune difficultés qu’ils rencontreraient dans la nature, n’ayant pas connu aux côtés des parents l’apprentissage indispensable à leur survie, ne sont pas conformes à l’espèce initiale : la plupart sont incapables de chasser et de tuer leur proie. Ce sont des animaux modelés par l’humain ! Les animaux de zoos sont bien souvent malades mentalement, du « simple » ennui, au stress intense en passant par les psychoses qui amènent à des comportements que l’on n’observe pas dans la nature tel que les fauves qui tournent en rond, les éléphants qui se balancent de gauche à droite… Que veut-on ? Des animaux dépressifs et dénaturés sous prétexte de protection et de conservation ? Le problème n’est-il pas prit à l’envers ? Pourquoi ne pas plutôt protéger l’habitat naturel des animaux ?

Mon point de vue sur la corrida :

 Présentée comme un art, comme un pan de la culture française, la corrida n’est qu’un « spectacle » d’une mise à mort lâchement mise en scène.
La lâcheté de la « préparation » :

Tout est prévu pour ne laisser aucune chance au taureau et éviter au maximum que le torero ne soit blessé. Le taureau, herbivore tout sauf sanguinaire est « préparé » avant une corrida.

Tout d’abord, ses yeux sont enduits de vaseline afin de l’aveugler. (Pour l’aveugler encore un peu plus, il est séquestré dans un enclot dans le noir avant d’être soudain jeté dans l’arène baignée de soleil).,On insère des aiguilles cassées dans ses testicules. Outre la douleur insupportable que l’on peut imaginer, cela l’empêche de s’asseoir. Des tiges de coton sont introduites dans ses naseaux et descendent dans sa gorge afin de l’empêcher de respirer convenablement. On introduit des tranquillisant dans sa nourriture et on le roue de coup sur l’échine pour achever de l’épuiser avant le combat qui s’annonce forcément perdu d’avance.

L’afeitado :

Il s’agit de limer les cornes du taureau pour les raccourcir. Cela déstabilise le taureau et lui fait perdre ses repères spatiaux (là encore cela est fait pour éviter que le taureau ne mette des coups de cornes à son tueur car l’animal n’a pas le temps de s’habituer à la nouvelle taille.)

Mais il faut savoir qu’en terme de douleur, cela revient à nous limer une dent, sans anesthésie et les nerfs à vif. Après la scie et le marteau, les cornes sont reconstituées, plus courtes donc, avec de la résine synthétique. Elles sont ensuite râpées, poncées puis vernies. Invisible, cette diminution des cornes est peu connue du public.

Le combat et la mort de l’animal :

Je ne détaillerais pas les différents stades du combat, les différents outils de torture, les termes techniques. Il me semble que le concept même de la corrida se suffit à lui même pour être considéré comme profondément honteux. Vient donc le moment du « combat » pour le taureau. Pourquoi va t-il mourir ? Pour assouvir les pulsions sadiques et morbides d’un public venu contempler une mort mise en scène et dont l’issue ne fait aucun doute étant donné la lâcheté de la préparation.

Dans l’arène, il essai pourtant de se défendre face aux coups et blessures qu’il reçoit, et tente désespérément de sauver sa vie, plus apeuré que dangereux, plus perdu que sanguinaire.

Pour terminer, j’ajoute un dernier détail sordide : l’entrée est gratuite pour les enfants de moins de 10 ans.

Conclusion :

 Je tiens tout d’abord à remercier les plus vaillants d’entre vous qui m’auront lue jusqu’au bout.

Cela ne devait pas être facile, je crains de ne pas avoir été claire, de m’être parfois laissé entrainer par mes émotions car il est clair que tous les sujets que j’ai évoqués me tiennent extrêmement à cœur. Je ne suis pas non plus certaine d’avoir fait le tour de tout ce que je voulais partager avec vous. J’espère que vous avez en tout cas à présent un maximum de cartes en main pour comprendre ma décision, même si je sais que certains d’entre vous ne partageront pas mes idées.

J’espère en outre vous avoir apporté quelques informations, à vous à présent d’en faire ce qu’il vous plaira, les oublier ou y réfléchir.

La Ma’ie.

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Sources et ressources

L214 : http://www.l214.com/

One voice : http://www.one-voice.fr/

Fondation Brigitte Bardot : http://www.fondationbrigittebardot.fr/

Peta France : http://www.fondationbrigittebardot.fr/

Animal cross : http://www.animal-cross.org/

Véganisme : http://www.veganisme.fr/Un%20Monde%20Vegan/Ressourcesliens.html

Stop au animaux dans les labos : http://www.stop-animaux-labos.org/

Coalition anti vivisection : http://www.stop-animaux-labos.org/

Vegactu : http://www.vegactu.com/

Code animal : http://www.code-animal.com/cirques/cirques.htm

Coalition anti vivisection http://cav.asso.fr/

 

et en « bonus » si je puis m’exprimer ainsi, un point sur le dégriffage des chats en Amérique du Nord…

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26 réflexions sur “Ma vision de l’exploitation animale

  1. Bonjour!
    D’abord excuse-moi dans un commentaire sur un autre article, je demandais pourquoi les oeufs bio posaient problème, c’était avant de lire cet article. Ensuite je voudrais te demander où tu trouves ton calcium et ta vitamine D? (parce que bon la vitamine D se forme grâce aux UV, qui rompent une partie de la chaîne mais il faut apporter le précurseur) Ca m’intéresse pas mal j’ai regardé un peu mais les ingrédients pour éviter les carences en calcium et en vitamine D sont pas super nombreux et c’est important surtout pour les filles. Merci!

    1. Salut,

      je trouve mon calcium dans pas mal de légumes, fruits secs…
      Et la vitamine D, dans le soleil par exemple.
      Sauf qu’avec 8 mois d’hiver au Québec, on ne croule pas sous les UV, et il se trouve que la plupart des aliments (genre le lait de soja au chocolat que je bois le matin par exemple) sont supplémentés en calcium, vitamine D et autres vitamines !

  2. Ton article est très intéressant, merci.
    J’ai encore pas mal de progrès à faire mais je commence à être sur la bonne voie. J’ai arrêté le lait de vache. J’achète des cosmétiques non testés sur les animaux, je n’ai plus envie de remettre les pieds dans des zoos ou des cirques…
    Tout ce que tu dis sur la consommation de viandes est tellement logique ! J’avoue que j’aime le poulet, les burgers, le saumon, les fruits de mer etc… Je vais essayer de diminuer ma consommation. J’ai décidé de bannir le foie gras. C’est un début…

  3. Merci pour cet article très complet qui donne, de surcroît, de nombreuses données chiffrées et, par voie de conséquence, vérifiable grâce aux liens que vous avez gracieusement indiqués à la fin de l’article.
    Vous m’avez ouvert les yeux sur un grand nombre de sujets, et je vous en remercie. Vous êtes convaincante tout au long de votre exposé (pas persuasive, j’insiste).
    Seulement (et je ne cherche pas là à me trouver des excuses), je suis encore jeune, pas totalement maître de tous mes actes et achats, aussi sera-t-il difficile pour moi d’en arriver à un tel niveau de citoyenneté que le vôtre. Je vous admire, je voulais vous féliciter (parce que, bien que ce soit éthiquement bon, et profitable à tous, donc que cela puisse, une fois réalisé, sembler naturel, je pense qu’il est toujours agréable de se sentir soutenu(e)), et vous remercier, encore une fois.

    1. Cher lecteur,

      merci beaucoup pour ce message.
      Je suis contente d’avoir pu donner un peu d’information, c’est pour cela que j’écris.

      Bonne continuation et peut-être à bientôt sur l’un ou l’autre de nos blogs !

  4. Bonjour,

    Tout d’abord je voulais remercier pour cet article.
    Ecrire comme vous l’avez fait n’a pas du être chose aisée.

    En revanche curieux à mon habituel, je me suis permis de vérifier( certes à partir d’Internet) l’information sur l’eau utilisé pour 100 grammes de bœuf
    Il semblerait que la consommation soit 16 fois supérieure à ce que vous avez annoncé dans votre article.

    Sources :
    http://www.l214.com/communiques/2012/03/19-journee-mondiale-eau/

    Cela étant dit même 1 500 litres d’eau pour 100 malheureux grammes de viandes….L’addition est assez cher payé.
    Je doute que je puisse résister à la tentation de manger un rumsteck ou un hamburger fait maison …
    (hélas ?! Oui hélas ! Car malgré cet article je ne peux me résigner dans l’immédiat à subitement passé du coq à la végétation (à l’âne?))
    Mais il est plus que probable que ma consommation sera revue grandement à la baisse.

    En tout cas un grand merci à vous

    1. Merci pour ce commentaire.
      Il y a beaucoup de chiffres et souvent je prenais les plus bas, ou je faisais des moyennes, mais je l’avoue, ils peuvent être parfois un peu inexactes… Je me méfie toutefois des chiffres ds assos très militantes, grande pourrait être la tentation de les gonfler un peu.

      Belle journée !

  5. Je partage tellement, tellement de choses dans tout ce que tu exposes ici. J’ignorais par contre comment on « préparait » les taureaux et j’en pleure sur mon clavier…

    Merci de partager ta réflexion. Parfois on se sent tellement seul(e) quand on passe à la caisse d’un supermarché pour aller acheter un truc qu’on ne peut pas trouver ailleurs et qu’on voit défiler tous ces caddies débordant de barquettes de viandes, de packs de lait, de conneries en tous genres qui sont tout sauf de la nourriture.

    Je suis une ancienne presque végétarienne devenue végétalienne également après avoir vu Earthlings à peu près à la même époque que toi. Ce film nous a mis, mon compagnon et moi, dans un état de choc durant plusieurs semaines. Si tu vas faire un tour sur mon blog, tu verras d’ailleurs que nous avons presque la même façon de nous présenter toutes les deux, c’est rigolo ^^

    Mais là tu me fais réfléchir au sujet des œufs que je mange parfois parce que je sens qu’il me manque quelque chose, notamment à la période des règles. Mes cheveux sont vachement mieux qu’avant d’être végétalienne, mais encore tellement fragiles… Oui du coup je vais peut-être aussi envisager la question de l’œuf sous un autre angle.

    1. Je suis présentement en train de me balader sur ton blog. C’est vrai qu’on a des points communs !

      Les œufs ça n’a pas été une décision facile à prendre, mais… je ne regrette pas. Je pense que je serais tombée vraiment malade.

      (comment on s’abonne à ton blog, je voudrais être avertie quand tu postes quelque chose ?)

  6. Pour rebondir sur le thème du zoo, il ne faut pas confondre nos zoos infectes où les animaux sont « en prison » et deviennent fou pour nous divertir quelques secondes (au passage : quel éducation et quelles valeurs transmettons-nous à nos enfants avec de telles sorties ?) et les réserves sérieuses qui font un superbe travail pour sauver des individus animaux, voire pour aider à préserver des espèces (ex : le sanctuaire Lola ya bonobo).
    Les zoo sont à bannir.

    1. Oui en effet.

      Sinon pour mon article, l’ennui c’est que je parlais d’un zoo sauvage, jouissant d’une excellente réputation et connu pour son  »bien être animal ».
      Y a encore du gros boulot de communication et sensibilisation à faire.

      On lâche rien !

      1. Oui, alors pareil j’ai testé une prétendue « réserve » en France (je ne citerai pas non plus) il y a quelques mois (j’étais invitée) en espérant que ce serait réellement un endroit respectueux vu sa réputation… et non c’était juste une saleté de zoo avec des cages et des espaces un poil plus grand. J’étais dégoutée.

  7. Le souci des zoos est qu’il s’agit d’un « mal nécessaire ». Sans eux et leur programme de réintroduction dans la nature, beaucoup d’espèces auraient disparu (le cheval de przewalski par exemple). Alors certes, des animaux s’ennuient. Mais ce n’est pas comme si de nombreux zoos tentaient de leur proposer une occupation (cacher de la nourriture, etc).

    De même, parler de spécisme comme on parlerait de racisme ou de sexisme est un amalgame qui peut se révéler assez dangereux. Pourquoi ? Parce que les deux derniers font une différence là où il n’y en a pas. L’homme est un animal, personne ne le nie. Il est considéré comme « en dessus » des autres animaux via ses aptitudes, mais ce n’est pas une raison pour faire souffrir les autres animaux. Aujourd’hui il est clair qu’il est tout de même placé « à part », à défaut de ne pouvoir classer une échelle « d’égalité » avec d’autres espèces .

    1. Merci pour ce commentaire.

      Les zoos, un programme de réintroduction dans la nature ? On sait bien que relâchés dans la nature, la plupart des animaux ne s’en sortiraient pas.
      De quelle nature parle t-on alors ? Et de quels animaux ?
      Si les concepts de nature et d’animaux se résument à un loisir pour l’humain alors oui, les zoos sont une bonne chose.
      Les animaux sont nombreux, bien visibles et les humains peuvent en profiter.

      Je pense pour ma part qu’un vrai programme de réintroduction ne prendrait pas le plaisir des humains en compte.
      On ne va pas se la cacher, les zoos sont fait pour divertir, divertir les humains.

      Si on pensait au bien être animal, alors les « efforts » ne se résumeraient pas à un espace de vie un peu plus grand ou un peu de nourriture qu’ils n’ont pas chassé à devoir retrouver dans un jeu de cache-cache d’une tristesse absolue.

      1. Hum, je me réponds à moi même, juste pour préciser que je ne prétends pas avoir la science et le savoir infini, je réfléchi, observe et donne mon avis.
        Si je me rends compte que je me suis trompée je le dirais.
        Tout ça pour dire que je n’affirme rien et ne donne aucune position ferme et officielle (j’aime pas les cases) juste mon avis.

      2. Quand je parlais de la réintroduction dans la nature, je parlais surtout des descendants desdits animaux. Mea culpa, j’ai oublié de le préciser.

    2. Ho et merci de m’avoir lue, de mon côté je vais aller lire ton blog, (on peut se dire « tu’ ?)
      J’ai regardé vite fait mais je crois que je vais prendre plus le temps, d’après ce que j’ai pu voir nous avons de nombreux points de désaccord, et pas mal aussi de choses sur lesquelles on semble du même avis…
      Intéressant…

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