Tampons et serviettes, le scandale écologique et sanitaire

Il y a quelques semaines, je vous ai parlé des nombreux bienfaits de la coupe menstruelle, que ce soit pour son côté pratique, ses avantages économiques ou écologiques.
Tandis que je faisais mes recherches pour rédiger cette précédente note de blog, je suis tombée sur de nombreux articles assez édifiants.
Aujourd’hui j’ai donc décidé de creuser la question et je vais vous parler des petites horreurs contenues dans les tampons et les serviettes hygiéniques et de l’impact de ces substances sur nos corps.

Tout d’abord, pour vous mettre en contexte, quelques données :

– les règles… environ 13 fois par an et 520 fois dans une vie
– une femme jette en moyenne à la poubelle entre 100 et 150kg de serviettes et tampons
– l’élimination des produits hygiéniques usagés se fait en les incinérant ou en les déposant dans des décharges, mais aussi par les toilettes et ainsi, beaucoup de tampons se retrouvent… dans les océans.
– une majorité de ces déchets sont non biodégradables et mettent 500 ans environ à disparaitre…

Une expérience

Commençons par une petite expérience et quelques photos.

Voici le témoignage de Meghan Telpner, une nutritionniste canadienne, (auteure de  »Tampax Tampons: Toxic Sticks of Death »), qui a fait une expérience :

Meghan Telpner,une nutritionniste canadienne
Meghan Telpner,une nutritionniste canadienne
Meghan Telpner,une nutritionniste canadienne
Meghan Telpner,une nutritionniste canadienne

« J’ai essayé moi-même de placer un tampon dans un verre d’eau pendant 6 heures (la durée moyenne d’usage d’un tampon) pour faire le constat de mes propres yeux. Lorsque j’ai retiré le tampon de l’eau, j’ai trouvé des centaines de minuscules particules blanches semblables à des fils fluorescents en suspension dans l’eau, certaines s’étaient déposées au fond du verre, d’autres rasaient les bords. Compte tenu de la quantité de particules qui étaient clairement visibles à l’œil nu, je peux seulement imaginer le volume de produits chimiques et de fibres microscopiques qui sont présentes dans le vagin et intégrées dans le tissu vaginal à chaque utilisation de tampon. »

J’ai voulu essayer pour voir.

Il me restait quelques tampons dans ma trousse de secours, je me suis munie d’un verre d’eau et d’un couvercle de pot de confiture à poser dessus pour m’assurer qu’aucune poussière ne viendrait troubler mon eau.
Et j’ai fait l’expérience, le tampon a trempé 6 heures.

tampons et serviettes scandale
Avant l’expérience…
« J’ai essayé moi-même de placer un tampon dans un verre d’eau pendant 6 heures (la durée moyenne d’usage d’un tampon) pour faire le constat de mes propres yeux. Lorsque j’ai retiré le tampon de l’eau, j’ai trouvé des centaines de minuscules particules blanches semblables à des fils fluorescents en suspension dans l’eau, certaines s’étaient déposées au fond du verre, d’autres rasaient les bords. Compte tenu de la quantité de particules qui étaient clairement visibles à l’œil nu, je peux seulement imaginer le volume de produits chimiques et de fibres microscopiques qui sont présentes dans le vagin et intégrées dans le tissu vaginal à chaque utilisation de tampon. » – See more at: http://www.alternativesante.fr/coupdegueule/les-tampax-arme-chimique-mortelle/#sthash.NCTQEKiA.dpuf
tampons et serviettes scandale
Pendant l’expérience
tampons et serviettes scandale
Et six heures après, fin de l’expérience…

Il y a en effet de nombreuses fibres en suspension dans le verre après six heures. Certaines sont très visibles sur la photographie, d’autres ne se voient pas mais sont collées au bord du verre. (je n’ai pas réussi à les montrer en photo).

Que contiennent ces fibres qui se retrouvent dans nos corps ?

A l’origine, les tampons étaient composés à 100% de coton. Lorsque les femmes se sont plaintes de fuites, les fabricants ont augmenté leur pouvoir absorbant en mélangeant le coton à du viscose. – See more at: http://www.alternativesante.fr/coupdegueule/les-tampax-arme-chimique-mortelle/#sthash.ULuKNeyr.dpuf
A l’origine, les tampons étaient composés à 100% de coton. Lorsque les femmes se sont plaintes de fuites, les fabricants ont augmenté leur pouvoir absorbant en mélangeant le coton à du viscose. – See more at: http://www.alternativesante.fr/coupdegueule/les-tampax-arme-chimique-mortelle/#sthash.ULuKNeyr.dpuf
A l’origine, les tampons étaient composés à 100% de coton. Lorsque les femmes se sont plaintes de fuites, les fabricants ont augmenté leur pouvoir absorbant en mélangeant le coton à du viscose. – See more at: http://www.alternativesante.fr/coupdegueule/les-tampax-arme-chimique-mortelle/#sthash.ULuKNeyr.dpuf

Les premiers tampons étaient entièrement constitués de coton.
Mais il est arrivé que des femmes se plaignent de fuites, c’est pourquoi les fabricants ont augmenté le pouvoir de ces protections absorbantes en mélangeant le coton à du viscose.
Le problème c’est que le coton conventionnel, pour pousser assez rapidement pour être rentable, demande des quantités gargantuesques de pesticides et d’engrais chimiques.
Selon l’OMS, la culture du coton représenterait 1/4 des pesticides vendus dans le monde.
Parmi quinze des principaux produits chimiques utilisés pour cette culture, sept ont été déclarés dangereux et cancérigènes par l’Agence pour la Protection de l’Environnement.
Et il ne faut pas oublier que, côté environnement, le coton est une des plantes les plus gourmande en eau, à raison de 5200l d’eau par kg
(Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus sur les problèmes de la monoculture du coton, voici l’exemple de la  Mer d’Aral, aujourd’hui presque asséchée.)

Si le coton pose problème, il faut savoir que la viscose n’est pas tout blanc non plus.
Ou plutôt si, et c’est bien là le problème…
En effet, pour blanchir la viscose, on utilise du chlore. Or, lors du blanchiment sont produits des hydrocarbones chlorés. Il s’agit d’un groupe de produits chimiques dangereux, dont l’un des produits dérivés est la dioxine, bien connue pour sa toxicité et sa dangerosité !
De plus la dioxine a la propriété d’être cumulative, elle reste dans le corps et est lente à se désintégrer, surtout lorsque le contact est répété…
(Les serviettes hygiéniques utilisent le même procédé de blanchiment au chlore. L’exposition est moins forte, puisque non à l’intérieure du corps, toutefois les serviettes sont un problème pour d’autres raisons que nous évoquerons plus loin.)

Selon Greenpeace, « la dioxine est l’une des substances synthétique la plus toxique jamais étudiée » et ses effets sur la santé des femmes entrainerait l’endométriose (une maladie qui se caractérise par la présence de muqueuse utérine en dehors de la cavité utérine et qui entraîne douleurs et infertilité), des dysfonctionnements des ovaires, une fertilité amoindrie, l’incapacité à mener une grossesse à terme ainsi que des changements hormonaux.

Charmant.

Un point sur le SCT (Syndrome du Choc Toxique) :

Les tampons absorbent non seulement le sang des règles, mais également les sécrétions vaginales (qui ont le rôle de lubrifiant et protecteur de la paroi vaginale) ainsi que la flore vaginale (des bactéries protégeant l’appareil génital féminin des germes pathogènes).
Sans ses précieuses protections naturelles, l’organisme devient alors vulnérable au Syndrome du Choc Toxique et aux infections, mycoses de toute sorte.

Toute femme qui a porté ou porte des tampons, si elle a lu la notice obligatoirement contenue dans son paquet, sera tombé sur un message de ce genre :

 »Le SCT peut se produire n’importe quand pendant les règles ou peu après. Il peut rapidement passer des symptômes proches d’une grippe à une affection grave qui peut être fatale. Les symptômes du SCT sont présentés ci-dessous mais tous ne se produisent pas forcément : forte fièvre, vomissements, diarrhées, éruption cutanée ressemblant à un coup de soleil, vertiges, douleurs musculaires, évanouissements ou état proche de l’évanouissement, lorsque vous vous mettez debout. Votre peau peut également peler aux stades ultérieurs de la maladie. Si vous avez l’un ou plusieurs de ces symptômes, vous devez immédiatement retirer le tampon, consulter votre médecin, dire à votre médecin que vous portiez un tampon et que vous pensez avoir contracté le syndrome du choc toxique.
Si vous avez déjà eu le SCT, vous pouvez l’avoir de nouveau. Si vous avez déjà eu les symptômes du SCT par le passé, parlez-en à votre médecin avant de porter à nouveau des tampons.
Vous pouvez réduire le risque de SCT lié aux règles en utilisant le tampon à l’absorption minimale adaptée à votre flux et en le changeant régulièrement, toutes les 4 à 8 heures, et en utilisant une serviette au lieu d’un tampon au moins une fois par jour pendant vos règles.
Vous pouvez essentiellement éliminer le risque de SCT lié aux règles en n’utilisant pas de tampons. »

(Il s’agissait ici de la notice des tampons de la marque Tampax.)

Et les serviettes ?

Les serviettes connaissent les mêmes problèmes que les tampons en ce qui concerne les pesticides du coton, ainsi que la dioxine due au blanchiment au chlore.

Mais dans les serviettes, on trouve aussi :
– des parfums synthétiques contenant de l’alcool (et ces produits sont irritants)
– du plastique et des hydrocarbures (perturbateurs endocriniens)
– des gels hyper absorbants pour éviter les fuites (mais qui absorbent les protecteurs naturels du vagins comme pour les tampons)
– de plus les fibres de viscose sont abrasives et abiment ou coupent les parties en contact répété…

Pas joli-joli tout ça…

Si on résume, les tampons et serviettes sont une catastrophe écologique et un danger pour la santé des femmes…

Alors que faire ?

Bien sûr il existe des serviettes ou tampons en coton bio, on évite une partie des pesticides. Si on choisi en plus des protections non blanchies au chlore, on évite un contact avec la dioxine. Mais le problème de l’absorption des protections naturelles du corps demeure de toute façon, ainsi que le problème des déchets non biodégradables !

Je tourne le problème dans tout les sens, et pour l’environnement comme pour le corps, il apparait que c’est la coupe menstruelle qui est la meilleure solution, et de loin…
Pourquoi continuer à s’empoisonner et empoisonner la planète ? :/

Voilà, j’ai terminé pour le moment, je vous remercie de m’avoir lue et n’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.

La Ma’ie

Ps : Rajout du 2 juillet 2015, on vient de me faire découvrir ce très bon reportage de 30 minutes !

Et si on teste en laboratoire la nocivité et l’efficacité des protections menstruelles, que se passe t-il ?
(Je veux pas vendre la mèche, mais vive la cup !)

A l’origine, les tampons étaient composés à 100% de coton. Lorsque les femmes se sont plaintes de fuites, les fabricants ont augmenté leur pouvoir absorbant en mélangeant le coton à du viscose. – See more at: http://www.alternativesante.fr/coupdegueule/les-tampax-arme-chimique-mortelle/#sthash.ULuKNeyr.dpuf

Advertisements

156 réflexions sur “Tampons et serviettes, le scandale écologique et sanitaire

  1. ok pour la coupe mentsruelle mais est ce que tu as comme moi des diffiultes a la retirEr, je travaile dans leau et du coup c est vriament un probleme, je dois les enlever dans les vestaires etc ou je peux pas rester 20 mn a me batailler a enlever la coupe… help!

    1. Je n’ai pas de difficulté, est-ce que tu pinces bien le bout de la cup pour faire l’appel d’air qui fera descendre le tout ?
      Oups, pas cool quand c’est galère !

Vous avez la parole !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s